Télé-suivi des patients transplantés pulmonaires :
étude de faisabilité
Télé-suivi transplantation pulmonaire
Anne-Laure GOIN1, Marcel DAHAN1, Marlène MURRIS1, Blandine VILQUIN1, Olivier THUILLART2, Ludivine LESEUX3, Jean-Louis FRAYSSE4, Paul LEOPHONTE3, Alain DIDIER1
1 Pôle des voies respiratoires, Hôpital de Larrey, CHU de Toulouse, Toulouse
2 S2A, Toulouse
3 SADIR association, Toulouse
4 SADIR assistance, Toulouse
 
Sujet : PNEUMO GREFFE CONGRES TELEMEDECINE HAD-SOINS A DOMICILE
MIDI-PYRENEES DISPOSITIFS MEDICAUX


Le télésuivi pour détecter précocement les risques de rejet et d'infection chez les greffés pulmonaires

LILLE, TOULOUSE, 8 février 2013 (APM) - Le prestataire de santé à domicile Sadir et le service de pneumologie du CHU de Toulouse conduisent une étude de faisabilité du télésuivi des patients transplantés pulmonaires pour détecter précocement des risques de rejet du greffon et d'infection, a-t-on appris à l'occasion du Congrès de pneumologie de langue française (CPLF).

Les patients ayant bénéficié d'une transplantation, notamment pulmonaire, font l'objet d'un suivi étroit mais les visites ou les hospitalisations imprévues sont fréquentes, indiquent les partenaires du projet dans un poster présenté au CPLF qui se tenait en fin de semaine dernière à Lille.

L'idée est que ces recours aux soins pourraient être en partie réduits par un suivi régulier à domicile de certains paramètres respiratoires dont la dégradation est prédictive d'un événement infectieux ou d'un rejet, explique à l'APM Ludivine Leseux de l'association Sadir.

Des travaux à l'étranger suggèrent que l'utilisation d'un spiromètre à domicile par les patients transplantés pulmonaires pourrait permettre de détecter précocement une baisse du souffle.

L'étude menée par Sadir et le CHU de Toulouse a d'abord pour objectif d'évaluer la faisabilité des mesures spirométriques à domicile avec le dispositif Spiridoc* (Medical International Research) envoyées par Bluetooth au boîtier Twitoo* (développé par les sociétés Adir Assistance, Aliseo et Sadir, S2A, en partenariat avec la plateforme d'hébergement des données H2AD) qui transmet par GSM les données à un dossier partagé.

Les patients ont pour consigne de souffler dans le spiromètre trois fois par semaine et si les paramètres transmis, tels que le volume expiratoire maximal en une seconde (VEMS), la capacité vitale (CV) et le débit expiratoire maximal médian (DEMM), sont inférieurs de 10% aux seuils d'alertes prédéfinis, correspondant aux valeurs de référence de chaque patient, une alerte est déclenchée.

La non-utilisation du spiromètre génère aussi une alerte.

Les alertes entraînent une action: ce peut être un simple appel téléphonique au patient, l'intervention du prestataire de santé, celle du médecin ou une hospitalisation du patient.

Il faut inclure 50 patients stabilisés après la transplantation, c'est-à-dire au moins trois mois après l'intervention, indique Ludivine Leseux, précisant que 11 patients avaient
été recrutés.

Les patients sont suivis pendant six mois et la faisabilité sera considérée comme satisfaisante pour une compliance moyenne de plus de 70%. Les données permettront aussi d'évaluer la pertinence des seuils d'alerte, la corrélation entre le nombre de connexions enregistrées et le nombre d'alertes déclenchées afin notamment de déterminer s'il faut ajuster la fréquence d'utilisation du spiromètre, ainsi que les actions déclenchées.

Les résultats sont attendus d'ici un an et demi à deux ans. Une étude médicoéconomique est ensuite envisagée afin de déterminer si le télésuivi des patients permet de réduire le coût lié aux hospitalisations en ne les décidant qu'"à bon escient".

Ce projet est financé sur les fonds propres de Sadir, avec un coût d'environ 700 euros par patient, précise Olivier Thuillart, responsable des projets de télémédecine pour S2A, jeudi à l'APM.

A sa connaissance, il existe un autre réseau de télémédecine pour transplantés pulmonaires, Pneumotel, mais "c'est au patient d'appeler une hotline pour donner ses paramètres de spirométrie alors que notre système permet un envoi automatique".

Opérationnel depuis 2008, Pneumotel a été développé par Lamireau Technologies (Medical International Research) dans plusieurs régions (Ile-de-France, Aquitaine, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Rhône-Alpes, Lorraine, selon le site internet du réseau), note-t-on. Il s'agit du premier réseau de télémédecine respiratoire au plan nationale.

Le boîtier Twitoo* peut être connecté à différents types d'appareils, notamment les machines de pression positive continue (PPC) pour le traitement du syndrome d'apnée obstructive du sommeil, rappelle Olivier Thuillart. Une étude de faisabilité a également été menée, validant la télé-observance à domicile de la PPC (cf APM LDPKM002).

Dans l'apnée du sommeil, la réglementation a évolué avec la publication mi-janvier des nouveaux tarifs pour les dispositifs de PPC et les forfaits associés, avec un remboursement conditionné à l'observance thérapeutique. Il est prévu qu'à partir de juin, tout nouveau patient soit télésuivi et que la télé-observance soit généralisée à tous les patients à l'horizon 2016, rappelle-t-on (cf APM LDQAG001).

ld/ab/APM
redaction@apmnews.com

LDQB8002 08/02/2013 16:33 PNEUMO-ALLERGO-DERMATO
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Magazine "À domicile"
n° 19 - Mai 2014





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    - via une prise USB/carte SD pour une Pression Positive Continue, une ventilation mécanique,
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  • Envoi des données en mode sécurisé sur la plateforme d’hébergement médicalisée agréée (H2AD) 24h/24, 7j/7 (www.h2ad.net).
  • Personnalisation des données à recueillir (paramétrage des alertes et gestion des accès réglementés aux données patient, retour d’information au prescripteur).
  • Une réalité validée par une étude de faisabilité, suivie d’une étude évaluant
    le bénéfice sur l’observance.



    La télé télé-observance à domicile de la pression positive continue. Etude de faisabilité.

    Jean-Louis FRAYSSE (1), Nathalie DELAVILLEMARQUE (2), Bernard GASPARUTTO (3), Paul LEOPHONTE (4), Ludivine LESEUX (4), Marie-Pierre HUMEAU (2), Jean-louis RACINEUX (5), Jean-François MUIR (6), Alain DIDIER (7)

    (1) SADIR Assistance, Labège,
    (2
    ) ALISEO, Orvault,
    (3
    ) ADIR Assistance, Isneauville,
    (4
    ) SADIR Association, Labège,
    (5
    ) Département de Pneumologie, Pôle Thorax – Vaisseaux, C.H.U. d’Angers,
    (6)
    Service de pneumologie et USIR, CHU de Rouen,
    (7
    ) Service de pneumologie-allergologie, Hôpital de Larrey, CHU de Toulouse

    N° d’enregistrement Recherches et Collection Biologiques : 2011-A00391-40 le 24/03/2011
    Soumis dans la Revue des Maladies Respiratoires le 22/12/2010 et accepté le 30/07/2011



    L'application nocturne d’une pression positive continue (PPC) par masque de ventilation reste le traitement de référence du syndrome d’apnées du sommeil (SAOS). L’observance est un élément essentiel de l’efficacité de la PPC. Celle-ci est dépendante de la qualité de la prise en charge et de l’information des patients. C’est pourquoi, en lien avec l’émergence de la télémédecine, la télé-observance de la PPC fait son apparition.


    Cette étude est observationnelle et multicentrique. SADIR, prestataire de santé à domicile, est le responsable de l’étude en collaboration avec ADIR et ALISEO. Elle s’adresse à des patients atteints de SAOS, nécessitant un traitement par PPC et ayant signé un accord de participation. Lors de l’appareillage par PPC, l’intervenant à domicile remet au patient un boitier de transmission des données, nommé Twitoo®. Le patient a pour consigne de connecter la carte Secure Digital de sa PPC à ce Twitoo® de manière hebdomadaire pendant 2 mois. La transmission des données s’effectue vers le coordonateur de l’étude en passant par une plateforme d’hébergement des données agréée (H2AD). Notre étude a pour objectif principal d’évaluer la faisabilité de la mise en place de la télé-observance de la PPC à domicile. Cet objectif a été évalué par le pourcentage de patients ayant connecté au moins une fois leur carte SD au boitier de transmission, par le nombre de connexions, ainsi que par leurs fréquences.


    45 patients sont actuellement inclus dans l’étude. Au cours des 2 mois d’étude, 87% des ces patients se sont connectés au moins une fois au boîtier, en moyenne 6 fois et avec une fréquence de 9 jours.


    Les patients adhèrent à ce nouvel outil de transmission des données qui ne requiert qu’une action simple et ponctuelle de leur part. Les frais liés à la mise à disposition du matériel font partie intégrante de la prise en charge des patients par les prestataires de santé concernés. Nous espérons valoriser cette démarche auprès des pouvoirs publics.


    Twitoo® est une marque déposée par H2AD.
Conception - Réalisation : Geri-Communication /